Eroding the Ego, part 1 ♥ L’Érosion de l’Égo, partie 1

This world can often feel like a dark place to be, but it doesn’t have to be that way. There is such a thing as choice, and it is within reach for those who are brave enough to go into their inner darkness, armed only with the light of their consciousness, willing to obliterate the darkness and shine it away into oblivion. What that choice entails, at the core, is complete surrender – not to the world and its requirements, not to the pain and suffering we see in it, and especially not to what ego has to say about it, whether yours or someone else’s.

In reality, it’s one ego, split up into smaller and smaller containers of expression, ranging in size from collective identities to hyper particularised ones. It is a wish of separation, of differentiation, of division. It is a wish – the result of a ‘tiny mad idea that crept into heaven and to which God’s son forgot to laugh’ – to be our maker, to ‘father ourselves’ (as ACIM would say). That wish brought a truckload of unconscious guilt with it and is at the core of the ‘fall from Grace’ we hear about from Western religion.

But hey! Guess what? I’ve got some good news! We don’t have to believe it, nor give it our power… All we need to do is face it, look at it straight on, and simply refuse to feed it. Like any other entity, it cannot survive without food – in this case, the food is all the fear-based thoughts we entertain within our psyche (collective and individual, it’s all related) and the emotions they generate within the body (social or individual, once again all related), that then loop back into more thoughts and lead to unconscious and often destructive reactions which, if we saw through them with clarity, are so obviously geared toward being attempts to survive that we would also clearly see that to not react is to slowly starve it out of existence.

I’m not saying it’s easy. Fear is really good at screaming in your face and we don’t live in a world that teaches us to become adults – real ones that have transcended the ego child within. Be prepared for some potentially intense physical reactions when refusing to give an ounce of your energy to whatever crap your mind will throw at you to make you react and therefore stay identified with your ego/personality lens. Be aware it will probably scream louder before it finally becomes undone, like a little mouse trying to use shadow games and lies to make itself look like a big monster that you can’t possibly conquer. Or maybe the image of a crazy little monkey throwing shit in your face cause you’re ignoring it gives you a better visual of the tantrum-fitting process of undoing the ego. 😉

But rest assured that between your presence and your ego, only one is real and all the unreal one can do is make illusions seem real. So cutting through the illusions by refusing to give them energy (by believing them, conversing with them, resisting them) will eventually lead to freedom of self, as anyone that has passed the barrier from self to no self can attest. As a woman sings in a song from Dub FX about what’s on the other side of the egoic ‘wall’ : ‘I am Here and this is Now. In the light of the Truth. No what, would or how. I am Living and Proof. Nothing to fear here, just how to be freer’ (Colors from Dub FX, featuring Martha Cecilia).

So what do you say? Feel like starving your bondage away?

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Ce monde dans lequel nous habitons peut souvent sembler comme une place de ténèbres et de noirceur, mais cela n’est pas obligé d’être ainsi. Le choix est une réalité qui existe et qui est à portée de main pour quiconque a le courage d’entrer dans leur noirceur intérieur, armé de rien d’autre que la lumière de leur conscience, avec la volonté de défaire la noirceur et la faire disparaître en l’illuminant. Ce que ce choix implique, fondamentalement, est l’abandon total – je ne parle pas de se soumettre au monde et ses exigences, ni d’accepter toute la douleur et la souffrance qu’on y trouve – et encore moins aux histoires que l’ego en raconte, que ce soit le tien ou celui d’autrui.

En fait, il n’y a qu’un ego, fractionné en une série de contenants d’expression de plus en plus petits, créant des identités de grandeurs variées, allant de collectivités entières à des individualités hyper particularisées. L’ego est un désir de séparation, de différentiation, de division. C’est un voeu, dont les conséquences semblent bien réelles, le résultat « d’une minuscule et folle idée qui s’est glissée dans l’éternité, où tout est un, de laquelle l’enfant de Dieu ne s’est pas souvenu de rire » (comme nous dit l’UCEM). Ce voeu a emporté avec lui un énorme montant de culpabilité insconsciente qui est représentée par ce que les religions occidentales aiment bien nommer « le péché originel et la perte de grâce ».

Mais aye! Devine quoi? J’ai des bonnes nouvelles! Nous n’avons pas à croire à cette histoire, et encore moins y donner notre pouvoir… Tout ce que nous avons à faire c’est d’y faire face, la regarder directement et refuser de lui donner de la nourriture. Comme toute autre entité, l’ego ne peut survivre sans nourriture. Dans ce cas-ci, la nourriture en question sont toutes les pensées basées sur la peur que nous entretenons dans notre espace psychique (que ce soit au niveau individuel ou collectif, c’est inter-relié) et les émotions que ces penséees génèrent à l’intérieur du corps (corps social ou individuel, encore une fois, c’est inter-relié). Ces émotions alimentent ensuite d’autres pensées (c’est un cercle vicieux qui s’auto-alimente) qui mènent à des réactions inconscientes et souvent destructrices qui, si elles étaient transpercées par la clarté de notre regard intérieur, seraient vues pour ce qu’elles sont: des tentatives de survie qui fonctionnent seulement si nous les alimentons. Ne pas y réagir : voilà comment affamer cette entité, jusqu’à ce qu’elle cesse d’exister.
Je ne suis pas en train de dire que c’est facile. La peur est vraiment douée en terme d’accrocher notre attention en nous criant en pleine face, et nous n’habitons pas un monde qui nous enseigne à devenir des adultes – des adultes vrais qui ont pleinement transcendé l’enfant ego intérieur. Préparez-vous à des réactions physiques potentiellement intenses lorsque vous refuserez de donner une goutte de votre énergie à quelconque histoire que votre mental vous racontera pour vous faire réagir et ainsi vous garder identifiés avec votre personnalité. Soyez conscients que d’ignorer cette ‘voix’ la fera crier encore plus fortement avant qu’elle soit finalement défaite, comme une petite souris qui se sert de jeux d’ombrage pour se donner l’apparence d’un monstre énorme et intuable. Ou peut être que l’image d’une petit singe affolé qui vous lance de la marde en pleine face parce que vous l’ignorez vous donne un meilleur visuel du ‘pétage de plomb’ auquel vous assisterez dans votre processus de défaire l’ego. 😉

Mais soyez assurés qu’entre votre présence et votre ego, seulement un est réel et la seule chose que celui qui ne l’est pas peut faire, c’est faire en sorte que des illusions semblent réelles. En tranchant à travers les illusions en refusant de les énergiser (en les croyant, en leur parlant, en les résistant), ce n’est qu’une question de temps avant de réussir à se libérer du soi – comme toutes personnes qui a traversé la barrière entre le soi et le non-soi nous rapporte une fois de l’autre côté. Telle que nous en parle une femme dans une chanson de Dub FX portant sur ce qui est de l’autre bord du « mur » de l’ego : « Je suis Ici et il est Maintenant. Dans la Lumière de la Vérité. Pas de quoi, de condition ou de comment. Je suis Vie et Preuve. Rien à craindre Ici, juste comment être plus libre » (‘I am Here and this is Now. In the light of the Truth. No what, would or how. I am Living and Proof. Nothing to fear here, just how to be freer’) (Colors from Dub FX, featuring Martha Cecilia).

Alors qu’en pensez-vous? Ça vous dit d’affamer ce qui vous enferme afin de vous en libérer?

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